L'Institut Louis Malardé

                                                                                                                      

Etablissement public de la Polynésie française, l’Institut Louis Malardé (ILM) a vu le jour en 1947 grâce à l’initiative d’un mécène, William Albert ROBINSON, écrivain, navigateur et ingénieur naval américain, installé à Tahiti et ému par les ravages causés par la filariose lymphatique qui touchait plus de 80% des foyers. Initialement crée pour lutter contre cette maladie, le "Fare Mariri" est devenu au fil des décennies, l’Institut Louis Malardé, du nom de l'un de ses directeurs premier médecin tahitien.

Aujourd'hui, l'ILM associe des activités de recherche et d’analyses dans l’objectif de concourir à la préservation de la santé, de l’hygiène publique et de l’environnement naturel de la Polynésie française. Il contribue également à la valorisation du patrimoine naturel polynésien dans la perspective d’un développement durable de l’économie locale.

             
   Robinson  Louis Malarde 1  
   W A Robinson         Dr Louis Malardé  

Les activités de Recherche

                                                                                   

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L’évolution des activités de recherche de l’ILM est étroitement liée à l’évolution des maladies affectant la population : filariose à l’origine, puis extension aux grandes endémies transmissibles (méningite, dengue, tuberculose, lèpre, infections sexuellement transmissibles), aux biotoxines marines et, plus récemment, aux maladies infectieuses émergentes et maladies non transmissibles. 3 thématiques structurent actuellement le champ de recherche de l’institut :

 

- les micro-algues toxiques;

- les maladies infectieuses émergentes;

- les maladies non transmissibles.

 
 
   Les Micro-algues Toxiques marines

 

Créé en 1967 à la suite d’un épisode d’intoxications sévères par bénitiers à Bora Bora, le laboratoire de recherche sur les micro-algues toxiques (LMT) se focalise sur l’étude de la ciguatéra dont les conséquences affectent les populations polynésiennes très dépendantes, sur le plan alimentaire et économique, des produits de la mer. Ces recherches reposent à la fois sur :

 

- la mise au point d’outils de détection des lignées dangereuses de la micro-algue Gambierdiscus, des toxines ciguatériques dans la chaîne alimentaire et de diagnostic chez les patients,

- le suivi épidémiologique des cas d'intoxication,

- la cartographie du risque dans les lagons sensibles de Polynésie et la sécurisation des filières de pêche,

- l’étude des mécanismes environnementaux à l’origine des efflorescences algales toxiques,

- l’évaluation de remèdes traditionnels,

- les études biomédicales,

- la veille sanitaire.

 

Elles visent à doter la Polynésie française d'un réseau de surveillance pour mieux gérer les risques d’intoxications et promouvoir les ressources lagonaires dans une perspective de développement durable.

Fortes d’une expertise reconnue à l’échelle internationale et récompensée par plusieurs prix scientifiques, les activités de recherche du LMT s'inscrivent en outre dans le cadre de nombreux réseaux de coopération nationale et régionale adressant la thématique des biotoxines marines.

 
 
 

Les Maladies Infectieuses émergentes

 

Les activités de recherche et de surveillance sur les pathologies infectieuses à risque épidémique pour la Polynésie sont concentrées, depuis 2012, au sein du pôle de recherche et de veille sur les maladies infectieuses émergentes (PMIE).

 

Le pôle associe trois types d’activités interdépendantes :

 

- Le diagnostic médical à partir des prélèvements en provenance des 5 archipels. Ce recrutement large permet à l’Institut d’être un observatoire de la santé des Polynésiens,

- La veille sanitaire: l’ILM assure le suivi des maladies infectieuses endémiques (dengue, filariose, grippe, leptospirose, tuberculose…), ou chroniques (VIH, hépatite B), des infections à C. trachomatis et des pathogènes émergents (Chikungunya, Zika, Ross River, West Nile…),

- La recherche médicale et entomologique: ces recherches visent à améliorer les connaissances sur les arboviroses (filariose, dengue...) et leurs vecteurs (moustiques Aedes), à élaborer des outils de diagnostic et développer des techniques de lutte anti-vectorielle innovantes, durables et respectueuses de l’environnement,

 

Ces compétences réunies constituent un outil performant de prévention et de gestion des alertes épidémiques.

 
 
   Les maladies non transmissibles

 

 Depuis 2007, l’unité de recherche sur les maladies non transmissibles (LMNT) étudie l’origine, la nature et l’évolution des maladies dites « de civilisation » en Polynésie (obésité, maladies cardiovasculaires, endocrines ou métaboliques, cancers, maladies liées à l’environnement…). Ces connaissances contribuent à poser les bases d’une politique de prévention adaptées vis-à-vis de ces pathologies dont l’impact est croissant. Le LMNT se structure autour de 4 axes de recherche :

 

- la transition alimentaire;

- l’évaluation de l’imprégnation et des conséquences sanitaires du méthylmercure;

- l’étude des maladies endocrines et métaboliques;

- l’évaluation de l’imprégnation et des conséquences sanitaires des produits phytosanitaires.

 

                                                     

 

 

 

Les prestations de Santé

                     

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   Les analyses de biologie médicale

 

L’activité de l’ILM s’appuie sur la création, dès 1950, du laboratoire d’analyses de biologie médicale (LABM). Celui-ci assure une mission de service public : il réalise les examens de biologie médicale pour les structures de santé publique des cinq archipels polynésiens et participe aux actions de veille sanitaire

Le LABM effectue également des examens au profit de prescripteurs privés.

Laboratoire polyvalent, le LABM a développé, grâce à des interactions fortes avec les laboratoires de recherche, des compétences spécialisées (filariose, dengue, zika, tuberculose, grippe, VIH, hépatite B, chikungunya, West Nile...). Son volume d’activité, son périmètre d’action à l’échelle de la Polynésie et son implication dans les programmes de prévention soulignent son rôle en tant qu’acteur incontournable du système de santé polynésien. Le LABM est classé laboratoire de niveau 2 (L2) au sein du réseau océanien de surveillance de la santé publique et peut servir de support aux laboratoires des Pays et Etats insulaires de la région Pacifique.

 
 
   Les analyses des eaux, des aliments et produits industriels

 

Le laboratoire d'analyses de la salubrité des eaux et des aliments (LASEA) a été créé en 1999 dans l’objectif de mettre à disposition des services de contrôle de la Polynésie française un outil d’analyses performant dans les domaines sanitaire, environnemental et industriel. Le LASEA a progressivement adapté ses prestations aux exigences des entreprises privées. 

 

Il effectue le contrôle des eaux, des produits agro-alimentaires et des produits industriels ou cosmétiques. Le laboratoire a  élargi ses prestations à la détection des pesticides et aux analyses liées aux contrôles des douanes et des fraudes. Dès sa création, le LASEA s’est imposé une exigence de qualité. Depuis 2004, le laboratoire est accrédité par le Comité français d’accréditation (COFRAC).

 
 
   La distribution biomédicale

 

Le centre de distribution biomédicale (DBM) gère une activité commerciale (vente de vaccins humains, réactifs de laboratoire, produits de désensibilisation allergique et produits vétérinaires).

Le DBM est le distributeur exclusif des produits Biorad et Stallergènes en Polynésie et un partenaire privilégié de la société Sanofi Pasteur depuis près de 30 ans. Ses principaux clients sont la santé publique, les répartiteurs en pharmacie, les cabinets vétérinaires et le centre hospitalier de la Polynésie française. Le DBM s’est notamment spécialisé dans la distribution de produits réfrigérés. Le strict respect de la chaîne du froid est garanti par une traçabilité des conditions de transport et de stockage.